LES CORAUX DES CARAIBES
(Scleractiniaires)
reconnaissance
genre |
espece |
Photo in situ (copyright
F.MAZEAS) |
squelette (copyright F.MAZEAS) |
macro (copyright F.MAZEAS) |
Acropora | palmata | ![]() |
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INFO sur l'espece Acropora palmata(Lak,18)
Classification simplifiée :
Cnidaires, Anthozoaires, Hexacoralliaires, Scléractiniaires (Coraux calcaires)
Nom commun :
Corail corne d'élan ((FR)) / Stal (GB) / Cor (E)
Description :
Colonie
Biotope :
Présent da
Distribution géographique :
Grande caraibe ; d’est en ouest :du golf du Mexique jusqu’à la Barbade
du nord au sud : des Bahamas jusqu’au Venezuela
Espèce semblable :
Auc
Règlementation
Convention de Washington ( CITES) annexe 2
Arrêté préfectoral péche de la Guadeloupe (2002)
Statut d’espéce protégee aux Etats-Unis depuis 2003
Position systématique :
voir tableau
Alimentation
Comme tous les Scléractiniaires, cette espèce se nourrit pour les 2/3 de ses besoins trophiques, de composés carbonés issues de la photosynthèse grâce à la présente symbiotique de zooxanthelles dans ces tissus ; pour le 1/3 restant, alimentation heterotrophe par prédation sur petites proies de type vers, larves, animaux de tres petite taille capturés par les tentacules de l’animal qui délivrent un venin paralysant ces victimes.
Reproduction
Colonies hermaphrodites se reproduisant par émission de gamètes mâles et femelles (brooder) après les phases de pleine lune durant la saison cyclonique des caraibes. La rencontre des gamètes en pleine eau va permettre l’existence d’une larve qui après fixation (phénomène non encore élucidé), va créer une nouvelle colonie
Association avec autres espèces
Relation symbiotique avec des algues unicellulaires (zooxanthelles) ; échange de composés carbonés et de CO2 issu de la respiration du polype ; cette symbiose facilite la construction de calcite (calcaire) du suelette de l’animal
Présence de petits poissons récifaux de plusieurs especes autour de la colonie afin de trouver refuge en cas d’agression
divers biologie
Cette espèce comme tous les Scléractiniaires, est sensible aux hausses de température du milieu ; lorsque celle-ci dépasse les 30°C, les zooxanthelles quittent leur hote, laissant la colonie corallienne toute blanche (disparition des pigments photosynthetiques) mais encore vivante ; si ce phénomène perdure au dela de plusieurs semaines voire mois, alors l’animal meurt par manque d’apport trophique ; ce phénomène est appelé : blanchissement ou mort blanche des coraux.
En 2005, la colonne d’eau abritant les colonies coralliennes de la caraibe a subi une température de 30°C et au dela durant une période de 6 mois ; 50 à 60 % des coraux ont blanchis (parfois plus) ; en 2006 la moitié de ces coraux blanchis sont morts, apportant ainsi à la zone caraibe son plus fort blanchissement jamais enregistré
Informations complémentaires
Cette espèce possède une croissance rapide (10 cm par an) en comparaison des autres Scléractiniaires, mais présente une fragilité importante face aux maladies, à l’apport de sédiment et aux agressions mecaniques liée à sa morphologie branchue
Biblio
1 )Veron J, 2000, CORAL OF THE WORLD, ed. Australian Institute of Marine Science , Australia, 3 volumes.
2) Richmond RH., 1990, Reproduction and recruitment of corals : comparisons among the Caribbean, the Tropical Pacific, and the Red Sea, Marine Ecology Progress Series vol 60: 185-203.
3) Human P, 1999, INVERTEBRES CORALLIENS. IDENTIFICATION, ed.PLB Editions, France, 321 p.
4) Grassé P, (sous la direction de) 1987, TRAITE DE ZOOLOGIE, Anatomie, Systematique, Biologie,Cnidaires, Anthozohaires, France, tome III, fascicule 3, ed. MASSON.